Comme prévu !

05-03-2015 à 18:42:32
A lire sur le site de Ferus, la longue lettre de cap ours adressé, au président du comité du massif.
Alors que le groupe de travail préconisait un renforcement, celui-ci introduit dans le rpport la non-intervention !

Comme prévu, l'enfumage continue !
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06-03-2015 à 19:42:54
Je pense qu'on a dépassé largement le stade de l'enfumage on est maintenant carrément dans l'éradication politiquement voulue et programmée, de façon light, hypocrite, lâche et perverse de l'ours sur le massif pyrénéen ... Nous sommes fatalement arrivés dans les Pyrénées Centrales à un remake du destin tragique que le plantigrade a connu en Béarn ... Si la Commission Européenne et l'Espagne ne viennent pas dare-dare au secours de l'ours ce sera très mal barré !
06-03-2015 à 20:23:43
sauf que, dans le Béarn, il n'y avait plus de reproduction (4 oursons entre 90 et 2004, alors que cette année nous avons eu au moins 6 naissances...

07-03-2015 à 11:21:05
Oui, Philippe, mais les statistiques PNP des naissances avant la période mi années 80 où l'extinction béarnaise s'est affichée au grand jour dans toute sa réalité fatale étaient relativement bonnes ( de 1 à 3 oursons / an ) . Le déclin de l'ours en Béarn a évidement commencé avant les années 90 , années 90 qui ne sont que le début de la phase terminale dont nous voyons la fin imminente. La seule différence évidente entre les deux époques, d' avant 84 et d'aujourd'hui, mise à part l'acceptation de l'ours qui a évoluée positivement, se situe plutôt dans le fait qu'il n'y a pas ( du moins à l'évidence ) de destruction directe de plantigrades en Pyrénées Centrales comme c'était au contraire et fréquemment le cas dans les vallées béarnaises et alentours... Quant à la génétique du noyau Central, depuis la mort de Balou c'est devenu n'importe quoi, c'est précurseur d'une faillite annoncée et ce n'est pas une éventuelle survivance des gènes de Balou qui sera en mesure d'inverser la donne... ( à moins d'une femelle qui serait efficace dans trois ans, la descendance mâle de Balou ne pourrait engendrer que dans X années, surtout s'il y a un mâle consanguin dominant qui écarte la concurrence de la reproduction ) ; ce sont des femelles qu'il faudrait en priorité . En attendant, des oursons et des ours vont, dans les années à venir, disparaître sur le noyau Central, aléatoirement et à n'importe quel âge, du simple fait de cette endogamie et de cette consanguinité qui dégénèrent d'années en années ... Pour l'heure la population Centrale est politiquement laissée à vau-l'eau comme ce fut le cas depuis les années " Merlet " jusqu'à aujourd'hui pour la population béarnaise qui est à ce jour en stade terminal d'éradication et d'extinction ... Et je dis que, ce que l'Etat a été incapable de faire pour le noyau Béarnais volontairement laissé dans un cul de sac depuis quarante ans est en train de se redessiner, comme un remake de l'histoire, pour le noyau Central ... On se rend compte malheureusement qu'il ne suffit pas, loin de là, que la population soit en faveur de l'ours et de la cohabitation pour que la situation s'améliore... Sans une politique cohérente et volontaire de la part des Gouvernements l'ours disparaîtra hélas, comme en Béarn, de l'ensemble des Pyrénées. On imagine bien, par exemple, ce qu'il adviendrait politiquement du plantigrade en France si Sarkozy revenait demain au pouvoir ... Nous n'en sommes pas encore là mais les reculades et l'inertie des politiques successives prouvent que nous allons direct à une catastrophe programmée et voulue qui ressemblera à terme à ce qui s'est passé en Béarn ... Et à l'image du Béarn, plus les réintroductions tarderont sur le noyau Central et plus la situation dégénèrera et sera difficile, et de plus en plus difficile, à récupérer ...
Quant aux résultats de cette lettre, si elle est juste et bien tournée pour refléter la réalité , qu'en sera t-il de la réponse ? S'il y a une réponse ! En général ces lettres ouvertes restent malheureusement lettres mortes ...
Quant à savoir ce que pourra apporter l'ultimatum du premier Avril ?
Côté Espagnol aucune nouvelle du lâcher d'un mâle au printemps, mais je suppose que nos Associations par l'intermédiaire de la Fondation Oso Pardo, doivent déjà savoir ce qu'il en est et ce qu'il en sera !...
A+
07-03-2015 à 13:38:08
Salut Chris
La situation me parait différente, parce que à mon avis, les effectifs étaient surestimés dans les années 80, et que les observations d'oursons étaient parfois fantaisistes.
Combien y avait-il de femelles fécondes dans les années 80 ? deux, 3, au maximum 4 !
Là nous en avons sept, et beaucoup d'immatures qui vont devenir fécondes, et pour retrouver six naissances il faut remonter aux années 60 minimum.
Donc je pense que la population va continuer d'augmenter régulièrement pendant un certain temps.

Après tu as tout à fait raison, la consanguinité risque de poser des problèmes... Mais pas tout de suite.
(Au passage, les gènes de Pyros doivent quand même être bons !)
Disons que je pense qu'il n'y a pas urgence absolue (30 ours, c'est ce qu'il devait y avoir en 1970, et ce ce que se disent les politiques : rien ne presse, je vais transmettre la patate chaude aux successeurs !

Bon WE

07-03-2015 à 19:06:13
Oui mais le problème c'est que Sarko et Hollande par la voie de Ségolène ont libéré la paroles anti environnementale et ça c'est très grave. N'importe quel cul terreux peut maintenant dire on en a plein cul de environnement et tout suite les politicos rappliquent pour lui donner raison. Tous le monde trouve ignoble ce que font subir les intégristes musulmans aux antiquités Irakienne mais tout le monde trouve normal que l'on massacre une zone humide comme à Sivens. Tout cela sent très très mauvais pour la nature et les espèces. lorsque la crise sera finie (si elle finie un jour) il ne restera pas grand chose comme barrières pour protéger les espèces
07-03-2015 à 20:31:51
Je suis entièrement d'accord avec Yvan. La biosphère de la pyramide écologique commence à sa base par les zones humides ( entre autres ) et finit en son sommet par les Grands Prédateurs ... Détruire cela revient aussi à détruire une mémoire et un patrimoine multi millénaires qui est le berceau vivant de notre histoire et de notre civilisation. Pourquoi ne s'offusque t-on pas tout autant de la disparition du tigre, du rhinocéros, de l'éléphant, du gorille, de l'ours et autres écosystèmes vivants et en évolution que de la destruction immensément regrettable et préjudiciable à la mémoire de notre humanité que sont la perte des vestiges de l'histoire détruits par les talibans et autres fanatiques religieux ? Bonne question ! Voilà une question que pourraient se poser M. Hulot , nos zécologistes zélés et autres grands penseurs ! C'est pourtant de la même chose dont on parle avec à l'origine probablement le même obscurantisme, la même soif de pouvoir, les mêmes profits, les mêmes spéculations, les mêmes égoïsmes, les mêmes hypocrisies, les mêmes tares et les mêmes outrances et violences humaines qui ont conduit notre planète en cette ère de destruction qu'est l'Anthropocène, sixième cycle d'extinction des espèces avec son corollaire qu'est le réchauffement climatique .
Cette incapacité de la France à protéger les éléments vitaux et en voie de disparition de sa biosphère, la France donneuse de leçons et qui est pourtant un des plus mauvais élèves en matière de protection de la biodiversité, prouve d'ores et déjà qu'elle sera incapable d'agir sur les leviers essentiels qui pourraient enrayer ce sixième cycle d'extinction des espèces ainsi que le réchauffement climatique qui l'accompagne ... C'est vrai qu'il y a du souci à se faire !
A lire d'urgence pour ceux qui ne l'auraient pas encore lu ... " Voyage dans l' Anthropocène " de Claude Lorius et Laurent Carpentier ... Très utile pour comprendre les enjeux vitaux de la prochaine Conférence sur le climat et très utile pour saisir les contre sens et les absurdité écologiques de la politique Française qui se veut exemplaire mais prouve chaque jour qu'elle ne l'est pas ...
Ce livre à la fois scientifique et pédagogique, mis à la portée et à la compréhension du grand public, se trouve en livre de poche et est absolument capital pour saisir la situation exacte et périlleuse dans laquelle se trouve notre petite planète ...
Disons que notre avenir planétaire ressemble un peu à celui de Néré et Cannelito . Mais comme il nous reste encore assez de pain, de jeux et surtout de sexe ( contrairement à Néré et Cannelito ), on ne s'en rend pas encore bien compte ! Mais ça va venir !
09-03-2015 à 10:42:12
Je suis toujours surpris de votre étonnement a voir comment se déroule les choses, cela fait des centaines d'années que l'homme détruit son environnement et les GP en ont toujours été les premières victimes. Croire aujourd'hui que les ours deviendront une priorité a défendre, ce n'est que notre idéologie et cela fait bien longtemps que je n'y crois plus (et que vous n'y croyez plus non plus sans peut être l'avouer). Il aurait fallu dès 1995, quand les conditions étaient favorables, négocier avec ceux qui sont devenus aujourd'hui les "antis". Mais nous n'avons pas su le faire et ces gens (nos ennemis aujourd'hui) ont tout obtenus et nous n'avons rien eu en échange. Aujourd'hui c'est eux qui ont la main, le soutien des politiques, et rien ne les fera dévier de leurs convictions ancestrales. Le seul espoir possible viendra de l'Espagne, mais en a t'elle la volonté ? Une chose est sûr, c'est qu'en ces temps de crise, l'EU ne fera rien contre la France, un des deux piliers de cette Europe bouteuse. Les assos, seules rempart contre cette disparition programmée, sont en panne d'idées, et peut être même, de volonté à faire bouger les choses. Alors l'ours disparaitra t'il des Pyrénées ? c'est probable, mais comme le dit Philippe, cela n'est pas pour demain, mais pour après demain, enfin si l'ours est assez vaillant pour survivre jusque là. Alors peut être y aura t'il une autre période favorable et cette fois ci, il ne faudra pas la (se) râter, il faudra reprendre l'avantage, car nous n'auront sûrement pas d'autres chances ...

La nature sans les grands prédateurs n'est pas naturelle !!!


Didier 28
09-03-2015 à 10:53:08
Je suis toujours surpris de votre étonnement a voir comment se déroule les choses, cela fait des centaines d'années que l'homme détruit son environnement et les GP en ont toujours été les premières victimes. Croire aujourd'hui que les ours deviendront une priorité a défendre, ce n'est que notre idéologie et cela fait bien longtemps que je n'y crois plus (et que vous n'y croyez plus non plus sans peut être l'avouer). Il aurait fallu dès 1995, quand les conditions étaient favorables, négocier avec ceux qui sont devenus aujourd'hui les "antis". Mais nous n'avons pas su le faire et ces gens (nos ennemis aujourd'hui) ont tout obtenus et nous n'avons rien eu en échange (sauf les lâchés de quelques ours, dont la moitié sont morts rapidement et ou une asso forte et motivée aurait imposé leur remplacement immédiat). Aujourd'hui c'est eux qui ont la main, le soutien des politiques, et rien ne les fera dévier de leurs convictions ancestrales. Le seul espoir possible viendra de l'Espagne, mais en a t'elle la volonté ? Une chose est sûr, c'est qu'en ces temps de crise, l'EU ne fera rien contre la France, un des deux piliers de cette Europe boiteuse. Les assos, seules rempart contre cette disparition programmée, sont en panne d'idées, et peut être même, de volonté à faire bouger les choses. Alors l'ours disparaitra t'il des Pyrénées ? c'est probable, mais comme le dit Philippe, cela n'est pas pour demain, mais pour après demain, enfin si l'ours est assez vaillant pour survivre jusque là. Alors peut être y aura t'il une autre période favorable et cette fois ci, il ne faudra pas la (se) râter, il faudra reprendre l'avantage, car nous n'auront sûrement pas d'autres chances ...

La nature sans les grands prédateurs n'est pas naturelle !!!


Didier 28
09-03-2015 à 18:53:26
Personnellement je pense que l'ours, de cette petite population non viable, n'a pas les moyens ni les possibilités d'attendre après demain; en Béarn ce sera largement trop tard et en Pyrénées Centrales, si les choses restent en l'état, la consanguinité causera des dégâts irréversibles ... Et puis on ne voit pas pourquoi, ni quand, arriverait une nouvelle période favorable ? Cette période arrivera t-elle quand il n'y aura plus d'ours dans les Pyrénées Centrales, comme ce fut le cas en 1996 ? Peut-être que oui, peut-être que non ! Pour le reste les Assocs font ce qu'elles peuvent, avec peu de moyens, pas beaucoup d'aides et surtout pas celle des écologistes ... On peut facilement, de derrière son clavier, leurs reprocher tout ce qu'on veut mais sans elles ça fait déjà belle lurette qu'il n'y aurait plus un seul plantigrade dans les Pyrénées ...
09-03-2015 à 21:29:34
Oui c'est vrai que derrière son clavier, il est bien plus facile d'analyser les faits, à partir des paroles (ou des écrits), qui ne font qu'entretenir un espoir sans cesse désonoré. C'est probablement aussi vrai que les assos font ce qu'elles peuvent avec les petits moyens dont elles disposent, puisqu'elles sont petites, alors qu'une grande asso nationale défendant la biodiversité dans son ensemble, aurait bien plus de moyen, bien plus de poids, et serait de ce fait, beaucoup plus écouté, serait donc certainement beaucoup plus efficace pour influencer l'état. Elle aurait d'ailleurs sûrement bien mieux négocié dès 1995, la présence ursine dans les Pyrénées par exemple. Mais je comprends que cela dérange quand on le dit, et de toute façon, ce n'est que l'analyse d'un gars derrière son clavier, un pauvre gars comme tant d'autres, qui eux ont déjà abandonnés tout espoir, un pauvre gars qui en a assez de lire et relire les mêmes messages toujours aussi négatifs, aussi fatalistes, aussi inutiles d'ailleurs.
Quand à la survie de l'ours, si... je pense (comme Philippe) que dans l'état actuel des choses, ils peuvent exister dans les Pyrénées centrales encore facilement une bonne dizaine d'année, ce qui permettrait de voir venir une nouvelle période propice aux négociations (fin de la crise économique, reprise d'un fonctionnement normal de la machine EU). Mais il est vrai que ce n'est pas écrits dans les livres "saint", et que si cette période arrive un jour, il ne faudra pas la manquer cette fois ci, car nos ours n'auront sûrement pas d'autre chance. Une chose est sûr, c'est que de derrière mon écran, je vois, comme vous, que partout dans le monde, le prédateur quel qu'il soit, ne sera plus jamais toléré en nombre dans un pays moderne comme le nôtre, et que dans le meilleur des cas, seule une petite population sera entretenue artificiellement ici ou là (pour la France, il y aura peut être, quelques ours dans les Pyrénées, idem pour le loup dans les Alpes et le lynx dans le Jura). Il serait malheureusement naÏf de croire que les gouvernements succéssifs laisseront les GP se développer librement en France, même chose en Europe, et partout ailleurs, dans un monde qui se modernise sans cesse, et ou il n'a plus de place que pour une population humaine toujours plus croissante, plus envahissante.
Mais il est évident que je souhaite que mes analyses de derrière mon clavier soient fausses, et que dès à présent, des lâchés d'ours et de lynx soient fait en urgence, que les loups ne soient plus abattus pour de mauvaises raisons, mais comme je ne suis pas naïf, j'ai bien peur que mes voeux, comme les vôtres, ne se réalisent pas, en tout cas, pas maintenant, pas avant que nous ayons tous pris conscience de l'importance des ces animaux ...
Il est probable que nous allons encore débattre sur ce sujet, mais cela a pour intérêt de partager nos avis, ou nos envies !!!

La nature sans les grands prédateurs n'est pas naturelle !!!


Didier 28
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