Le bon vieux temps

29-09-2012 à 16:05:59
1970... tous ces ours en liberté dans les Pyrénées... Touts ces femelles, toutes ces portées, vous vous souvenez ? La chasse à l'ours n'était même pas totalement interdite... On ne parlait pas d'espèce en danger critique.
Et bien figurez-vous que, actuellement, il y a autant d'ours dans les Pyrénées qu'en 1970 !!!!!!
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29-09-2012 à 20:50:59
Bonjour, je voudrais d'abord féliciter Philippe pour le classement sur son site de toutes les vidéos d'ours. Absolument superbe , beau travail , clair , précis et agréable à consulter .

Pour ce qui concerne le nombre des ours en 1970 , les chiffres sont plus qu'aléatoires et varient selon les sources et les intérêts .

J'ai selon l'Association " Les amis des ours " en 1990, les chiffres de :

- 300 ours en 1930
- 200 ours en 1937 ( Bourdelle )
- 70 ours en 1950 ( Couturier 1954 )
- 40 ours en 1973 ( Chimits )
- 20 à 25 ours avec un point d'interrogation , début des années 80
- 10 à 13 ours en 1990 / dont 6 à 8 entre Aspe et Ossau , deux autres errant entre France et Espagne , 1 ours solitaire dans le Luchonnais , et deux autres aux confins de l' Ariège et des Pyrénées Occidentales .

En ce temps là, comme le note Dendaletche dans " L' ours brun " paru en 1986 , peu de monde s'intéresse à la recherche sur l'ours et à son suivi, " ... de 1954 à 1975 personne ne s'est occupé de la recherche sur l'ours sur l'ensemble de la chaine des Pyrénées dans un but de recherche et de protection ... " . D'où l'incertitude des chiffres qui étaient probablement bien plus mauvais que ce que les autorités laissaient à croire . Il y a même eu en Béarn des périodes où l'on voyait des ours qui n'existaient opportunément que dans l'imagination des gens . La naissance de Pestoune a été tenue secrète pendant plus d'un an ... Les chiffres étant manipulés au gré des volonté la vérité sur le nombre exact de plantigrades à un moment donné de cette période reste donc une estimation approximative .

Ce qui est sûr c'est que la dégringolade de la population ursine entre 1970 et 1990 aura été absolument vertigineuse . En vingt ans une population peut complétement péricliter et être exterminée . Le noyau Béarnais en est la preuve la plus parfaite .

A noter que c'est en 1962 que l'ours entre dans la liste des espèces protégées , interdites à la chasse . Néanmoins il garde son statut de fauve au titre de l'article 393 du code rural qui autorise jusqu'en 1972 " sa destruction , dès lors qu'il porte atteinte aux propriétés des personnes, fermier, propriétaire , etc ... " , sous forme de battue administrative ( article 394 du code rural ) . Jusqu'en 1972 on peut donc dire que le statut de l'ours ressemble étrangement à celui du loup dans les Alpes aujourd'hui !!!
Après cette date de 1972 la destruction du plantigrade deviendra plus perverse et dissimulée en passant par le braconnage , l'empoisonnement , et la gestion sournoise d'éradication subventionnée de l'IPHB .

Je suis pour l'enthousiasme que manifeste Philippe car sans enthousiasme la volonté s'éteint et les choses cessent d'avancer . Pour autant il faut toujours se souvenir de la manière dont a disparu le noyau Béarnais et bien garder présent à l'esprit que le noyau Central pour cause d'endogamie prédominante n'est pas viable à terme . Si des individus ne sont pas réintroduits rapidement cette endogamie va provoquer des tares indélébiles irrémédiables qui se transmettront dans la génétique de toute la descendance . Sans réintroduction après cette embellie encourageante des naissances on arrivera à un pic qui verra une stagnation puis une régression de la population . Il ne peut pas en être autrement , sans apport de sang neuf ce noyau central va dégénérer et pour peu que l'homme , comme en Béarn y aille de ses perversions , tout pourra péricliter très vite . Contrairement à ce que pensent certains , côté Français et côté espagnol, on ne peut pas se contenter de l'attentisme sous prétexte que la population croît favorablement et laisser parallèlement la consanguinité s'installer avec son cortèges de tares qui en découleront et se propageront très vite . C'est incohérent et contradictoire ! Il faut absolument anticiper les menaces de cette consanguinité avant qu'il ne soit trop tard pour la santé de tout le noyau . Le plus tôt sera le mieux .

Directement lié à cette problématique et au cadre envoyé au Président , nous sommes toujours dans l'attente des conséquences de la Conférence Environnementale et je ne suis pas sûr que la transformation de la Sarkozienne Stratégie Nationale pour la Valorisation de la Biodiversité en une Agence Nationale pour la Biodiversité Hollandaise soit de nature à répondre aux urgences que réclame la pérennisation de l'ours dans les Pyrénées ... Ce qui est sûr c'est que si aucune décision de lâcher n'est prise au moment voulu , c'est à dire très vite et avant la première période électorale , ça en sera fini pour tout le quinquennat de tout espoir de réintroduction côté français ... Il restera alors à se tourner du côté espagnol , ou à envisager sérieusement de transférer les deux derniers mâles dits " béarnais " vers les Pyrénées Centrales ... Quant aux Associations en réponse à cette Conférence Environnementale on peut dire aujourd'hui que le silence est assourdissant ! ... Tout comme celui de la cours Européenne qui n'a toujours pas répondu à la plainte contre la France ...
29-09-2012 à 23:38:32
.....
Je voudrais rajouter que dès les années 50 on avait pris conscience de l'état précaire de l'ours et très vite ensuite de sa situation qui devenait inexorablement critique .

Les chasseurs eux-mêmes concernés étaient depuis longtemps conscients de la réalité et de la disparition de cet ours ... Sans doute dans une tentative de gestion de cette population qui était aussi exterminée par d'autres moyens que par la chasse ... La campagne de chasse à l'ours 1950/1951 n'a durée que deux jours . De 1950 à 1957, la période de chasse n'a jamais excédé un mois, en générale en Septembre . Et c'est à l'initiative des chasseurs eux-mêmes que la chasse à l'ours sera prohibée toute l'année 1958 ... Dommage qu'à ce moment là les chasseurs n'aient pas pris à bras le corps la responsabilité d'un sauvetage de l'ours !

Si en 62 l'ours rentre dans la catégorie des espèces protégées ( hélas avec les résultats que l'on connait ) c'est que tout le monde a bien compris que l'état de l'ours dans les Pyrénées devenait critique .

François Merlet qui écrit à la fin des années 60 " seigneur des Pyrénées L'OURS " , paru en 70, est bien conscient de la tragédie à venir ...

" Les ours du Béarn sont moins d'une trentaine ... C'est la densité la plus fragile de toute l'Eurasie ! Ce recul de l'espèce devient inquiétant parce qu'il atteint un seuil critique . Aussi malgré sa résistance physique et sa longévité , malgré sa prudence et ses facultés d'adaptation, elle s'en va lentement vers l'extinction . En effet la capacité génétique de la race pyrénéenne, isolée de son contexte,est à présent inférieure au minimum de survie car la natalité ne parvient plus à compenser la mortalité ... Leur potentiel génétique étant donc en état de déséquilibre, les ours dans les Pyrénées marchent vers un déclin inéluctable . " François MERLET / 1970

C'était plus que de la prémonition ! Relire ces lignes fait froid dans le dos ! Quand on considère la politique actuelle sur le sujet , quand on considère que l'ours n'a plus aucun plan de sauvegarde crédible ... Quand on considère l'attentisme et le laxisme qui règnent , quand on entend les provocations d'un autre siècle du CPNT et de l'ultra pastoralisme je vous le dis : il y a hélas encore du souci à se faire ! Je ne sais pas si toutes les leçons ont été tirées des années 70 et des années sombres suivantes ? Parce qu'il n'y a plus de temps à perdre avant qu'il ne soit à nouveau trop tard ...Et que l'histoire ne se répète ...

En préface au livre de F. MERLET on peut lire :
" Comment ne pas s'associer à François Merlet dans son plaidoyer pour la sauvegarde des derniers ours français ?... C'est pour nous une question d'honneur que de préserver cette population relictuelle, menacée d'extinction si nous n'y veillons pas au cours des prochaines années ... Et je souhaite que chacun contribue quelque peu à la sauvegarde d'un animal témoin de la faune si remarquable qui hanta jadis les forêts de notre pays . Jean Dorst /1970 ... A la vérité , nous en sommes au même point aujourd'hui , celui où il suffira de peu pour que le destin et les équilibres basculent du bon ou du mauvais côté .

En fait Philippe a raison il y a bien des similitudes entre cette année 70 et l'année 2012 ! ...
30-09-2012 à 00:11:18
....

En conclusion :
je pense que s'il y a des similitudes entre 1970 et 2012 , 1970 ne peut en rien être qualifié comme étant le bon vieux temps de référence puisque c'est le début programmé de l'extinction de l'ours qui va dans l'impuissance et dans l'indifférence générale mais à la satisfaction de certains se poursuivre avec application jusqu'au milieu des années 1990 ( premier plan de réintroduction ) . Il serait catastrophique pour le plantigrade actuel que nous revenions à l'équivalence de ce bon vieux temps ! De plus ce n'est pas une trentaine d'individus qui peuvent assurer la viabilité d'une population si celle-ci , comme le dit Merlet , a un potentiel " génétique déséquilibré " et reste sous la menace de l'endogamie . Il y a belle lurette qu'il n'y a pas eu de bon vieux temps pour l'ours dans les Pyrénées ... Peut-être demain , mais à condition que l'Etat se décide enfin et avant qu'il ne soit trop tard à accorder les lâchers absolument nécessaires à une meilleure diversité génétique ...
01-10-2012 à 10:50:08
salut Chris
Tu penses bien qu'il y avait un peu de provoc dans mes propos !
Pour le reste, je suis d'accord avec toi.

Maintenant, le noyau béarnais s'est aussi éteint à cause d'un fertilité particulièrement faible des femelles... en 10 ans, 4 portées pour cannelle, pour 3 oursons viables... A comparer avec Hvala : 7 oursons viables en 5 ans.
Et Pyros me semble plus fougueux que Papillon.

Sinon je vais t'annoncer ce qui va se passer :
Dans les années futures la population va exploser.
Alors, on autorisera la chasse d'un ours "à problème" (du côté de Couflens). Cette chasse sera payante.
Et cette pratique devenant légale et encadrée, on s'occupera du patrimoine génétique.

Evidemment, côté Béarn, il n'y aura alors plus d'ours (ou bien vieux).

A+

01-10-2012 à 10:51:27

J'ai selon l'Association " Les amis des ours " en 1990, les chiffres de :

- 300 ours en 1930
- 200 ours en 1937 ( Bourdelle )
- 70 ours en 1950 ( Couturier 1954 )
- 40 ours en 1973 ( Chimits )
- 20 à 25 ours avec un point d'interrogation , début des années 80
- 10 à 13 ours en 1990 / dont 6 à 8 entre Aspe et Ossau , deux autres errant entre France et Espagne , 1 ours solitaire dans le Luchonnais , et deux autres aux confins de l' Ariège et des Pyrénées Occidentales .




Je ne connais pas cette source, tu peux m'en dire plus ?

01-10-2012 à 17:11:00
salut Philippe

Tu dis que la population d'ours va exploser, j'aimerais savoir ce qui te rends aussi obtimiste, et espère de tout coeur que tu ais raison !!!

La nature sans les grands prédateurs n'est pas naturelle !!!


Didier 28
01-10-2012 à 17:40:18
Le nombre de femelles reproductrices, tout simplement ! Et les naissances atteignent un nombre jamais vu depuis 40 ans.
De plus, la mortalité est environ d'un seul ours par an, ce qui est très faible...
Il y a 30 ans, Pyros n'aurait jamais survécu aussi longtemps.

01-10-2012 à 20:59:53
Le problème , je dirais même le très gros problème c'est que dès que ces femelles vont se reproduire avec leur frère ou avec leur père ou entre cousins , ça ne va pas le faire très longtemps . Hélas ! Chez les ours c'est comme chez les humains . Des tares vont apparaître et se transmettre par accouplement au sein d'une même famille génétique et les individus issus de cette reproduction iront aussi à leur tour pervertir celle issue d'accouplements réalisés entre familles génétiquement différentes ... C'est une fatalité , sans un apport urgent de diversité génétique cette population est vouée à la dégénérescence . On peut dire que le vers est dans la pomme même si celle-ci est pour l'instant fort appétissante et pleine de promesses .

Trente ours,( on n'y est pas encore ), c'est aujourd'hui super , ça peut être le début d'une nouvelle génération si les bonnes volontés s'accordent à la rendre féconde mais, ça peut être aussi le début d'une extinction pour cause de déséquilibre génétique comme ce fut le cas en Béarn à partir de 1970 ... On ne pérennisera pas à long terme cette population Centrale sans apport de nouveaux ours . C'est clair et net et inutile de se faire des illusions si ce ne devait pas être le cas ... C'est pour ça que si aucune réintroduction n'est décidé très vite par la France ou l'Espagne, je préconiserais de délocaliser les deux ours dits " Béarnais " vers le centre , surtout Cannelito , afin d'apporter un début de diversité génétique . Ce serait bien sûr insuffisant mais ça permettrait de gagner un peu de temps en attendant des jours meilleurs .
Quant à Cannelito , il ne faut pas se faire d'illusions non plus , s'il reste en Pays Toy, je ne donne pas trois ans avant qu'il ne disparaisse comme d'autres ours ont disparu il n'y a pas si longtemps en Ariège ...

En réponse à Philippe: mes sources viennent d'une publication couverture souple de 45 pages qui s'intitule " L'OURS du mythe à la réalité " . Il s'agit " d'une recherche bibliographique et enquête journalistique " d'excellente facture réalisée par Me Marianne BERNARD pour l'Association les Amis des ours - 65170 ST Lary-Soulan / Edité par la S.E Bihet 64320 Bizanos / Dépôt légal 1er trimestre 1992 / vendu au prix de 35 F.
Sur la couverture bleue il y a un ours qui danse avec une jeune femme en tenue folklorique régionale ...

Pour ce qui est des chiffres comme par exemple les 70 ours estimés par le Dr Couturier en 1954 , c'est du classique .

Pour M. Merlet , et pour qui n'a pas lu son ouvrage qui est un classique que l'on peut assez facilement trouver sur Ebay , il estime en cette fin des années 60 à ... 20 à 30 individus maximum qui survivent dans les Pyrénées Atlantiques et dont la répartition s'établit comme suit :

" - PAYS BASQUE - SOULE ( Ste Engrâce-Larrau ) : 1 ou 2
- BEARN - BARETOUS ( Arette-Pic d'Annie ): 2 ou 3, dont un couple en permanence
- BEARN - VALLEE D'ASPE ( de Bedous au Somport ) : De 8 à 12 , 4 à 5 couples étant relativement sédentaires au coeur des escarpements inaccessibles .
- BEARN-VALLEE D'OSSAU ( Des Eaux-Chaudes au col du Pourtalet ) : 5 à 8 subsistent en quatre sites particulièrement sauvages .
- BIGORRE - HAUTE VALLEE D' ARRENS 1 à 3 relativement isolés des populations occidentales . "

Il est toujours intéressant de relire les classique , tel François Merlet qui a passé quelques années consécutives de la fin des années 60 à suivre , a étudier mais aussi à observer directement l'ours ...

Ainsi rien que sur cette estimation de la population faite par Mr Merlet on constate que :

1/ les couples peuvent rester sédentaires , s'organiser sans concurrence excessive et donc se stabiliser sur un territoire à la fois restreint et très précis . En terme de reproduction , ils ne vont pas chercher plus loin ce qu'ils ont sur place ... Cela veut dire à l'évidence qu'une bonne qualité des conditions de reproduction et sans doute une aire propice à la tranquillité et au nourrissage ont tendance à stabiliser la population à un endroit donné ... Que plusieurs mâles sur un même territoire si celui-ci est favorable sont capables de se supporter et de cohabiter ... L'inconvénient de ces petits noyaux repliés sur eux-mêmes étant qu'ils peuvent eux aussi, s'ils ne s'ouvrent pas, finir par être victimes de la consanguinité

2/ ces micros noyaux des Pyrénées Atlantiques restent indépendants et solitaires en étant relativement isolés les uns des autres surtout nous dit Merlet entre OSSAU - BIgorre et Val d'Azun ( Arrens - Estaing ) ... D'où la difficulté de rencontres si on met une femelle à Bagnères alors que les mâles sont à Laruns . Certes les ours peuvent partir dans des grandes pérégrinations , comme Balou ou Néré , certes il peut y avoir des exceptions , mais je pense que si les conditions territoriales sont optimales la population a une forte tendance à se stabiliser pour devenir sédentaire et n'a pas forcément besoin d'un espace vital gigantesque .
Ces indications pourraient être fort précieuses pour une éventuelle renaissance du noyau Béarnais ! Et une meilleur compréhension des déplacements de la population .

En conclusion des constatations de M. F. Merlet , il est évident que si au moment voulu on avait en relâché deux femelles à proximité des mâles béarnais quand ils étaient encore ensemble on aurait pu stabiliser ces ours à un endroit précis et dans d'excellentes conditions de relance d'une nouvelle population béarnaise .....


01-10-2012 à 21:17:22

En réponse à Philippe: mes sources viennent d'une publication couverture souple de 45 pages qui s'intitule " L'OURS du mythe à la réalité " . Il s'agit " d'une recherche bibliographique et enquête journalistique " d'excellente facture réalisée par Me Marianne BERNARD pour l'Association les Amis des ours - 65170 ST Lary-Soulan / Edité par la S.E Bihet 64320 Bizanos / Dépôt légal 1er trimestre 1992 / vendu au prix de 35 F.
Sur la couverture bleue il y a un ours qui danse avec une jeune femme en tenue folklorique régionale ...




Si tu l'as, est-ce que tu pourrais me faire des photocops et me les envoyer ? Je te rembourse les frais, bien entendu !

merci d'avance.

02-10-2012 à 15:37:37
Oui philippe, mais je me range plutôt sur l'avis de Christ qui nous dit bien que la consanguinité va faire des ravages au sein de cette population et ce, rapidement, surtout si rien n'est fait (de nouveaux lachés) pour améliorer cette situation !!!
Je reste convaincu que les déplacements de Néré et Cannelitto vers l'Ariège sont indispensables, pour que tes prévisions soient réalisables.

La nature sans les grands prédateurs n'est pas naturelle !!!


Didier 28
02-10-2012 à 18:33:40
@ Philippe
Salut . D'accord pour t'envoyer la photocopie de " L'ours du Mythe à la réalité " . Je m'en occupe dès que possible , me faudra ton adresse ... Cordialement .
02-10-2012 à 19:29:46
je t'envoie mon adresse MP¨.
Tu me diras combien cela te coute (n'oublie pas le port).

Merci

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